Postes & Météo.
Magic Bass.
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Pêches

Les postes.

Ses postes favoris sont les plages et certaines zones battues par la houle et les vents où les vagues dégagent de grandes quantités d'écume. C'est là que se font les plus belles pêches de bars.

Paradoxalement une petite crique bien abritée ou les zones saumâtres ont tout autant ses faveurs et peuvent donner de bons résultats. Les zones rocheuses, bien fournies en algues à flotteurs et dans lesquelles des coursives de sable apparaissent à marée basse, font également partie de ses postes de prédilection.

Les plus gros spécimens affectionnent les secteurs rocheux et les accores de roches où les fonds sont relativement importants. Il se prends également de très gros poissons sur des épaves jusqu’à 100 mètres de profondeur.

Par nature, le bar adulte est solitaire et cette habitude s’accentue quand il prend de l’âge, mais il forme, à l’occasion, des groupes compacts avec ses congénères quand une grande quantité de poissons fourrage se concentre sur un secteur assez restreint. Il chasse alors en surface. On les trouve, pendant ces chasses, plus souvent près du bord, que dans les grandes profondeurs.

Le bar chasse individuellement au sein d’un groupe, ou agrégat. C’est ce qui le différencie par rapport aux autres poissons de chasse, comme le maquereau qui chassent collectivement dans un groupe, ou banc.

Les juvéniles, en revanche, sont très grégaires et vivent en bancs compacts. L'hypothèse, souvent avancés que les juvéniles fuient les adultes en raison du cannibalisme n’est pas fondée. En effet, on trouve extrêmement peu de barsets dans les estomacs des adultes capturés.

Le bar Européen fréquente la zone côtière, globalement d'avril à octobre et cela dans certains endroits bénéficiant de micro-climats Par exemple, il peut être encore présent en novembre/décembre sur la plupart des bons secteurs de littoral Français.


Un Joli bar de roche

Les bars et la météo.

Des études sur de longues années ont montrées l’influence de la météo sur le comportement des bars. Ils sont capable de prévoir les positionnements futurs des vents de 24 à 36 heures à l’avance. Cette connaissance leur permet de choisir comme terrains de chasse, à la fois, les postes les plus exposées comme les plages ou les plus abrités, comme les estuaires.

Les bons secteurs changent donc alternativement, en fonction des orientations du vent et contrairement à une légende tenace, même le vent d’Est crée des spots excellents, mais seulement en période estivale et à condition de pêcher sur des spots avec vent de face.

On classe les postes en trois groupes distincts suivants les vents dominants d'une région que ce soit de manière constante ou plus saisonnière. Les postes de vent de face, de dos et de travers. Les deux premiers cas sont toujours intéressant, le troisième médiocre, surtout avec des leurres.

La pluie n’a pas d’incidence directe sur les comportements des bars, sauf en cas d'étiage ou d'inondation en estuaire. On ne peut en dire autant de la forte chaleur ou des baisses soudaines des températures.

Météo et vent, voir :
http://www.meteofrance.com
/FR/index.jsp

http://www.meteo-marine.com/meteo_marine/


Le surf-casting par beau temps, le pied !

Montantes, descendantes et étales.

Les bars accomplissent à chaque marée un cheminement de 12 heures, un aller, puis un retour. Ce périple part d’une zone de repos, d’ordinaire une zone de grandes algues laminaires, himanthales ou autres, ou un secteur rocheux, pour revenir à ce point de départ. Plus le coefficient est grand plus le trajet est long, ce qui explique que les poissons ne font que des étapes brèves sur des pools pour se nourrir.A l'inverse, lors des petits < coefs >, les haltes pour le nourrissage sont nettement plus longues sur des pools ou des spots restreints, parfois nommés < Basses > ou < bases >. D'année en année, les mêmes spots sont fréquentés.

Il faut savoir différencier un pool qui peut être parfois un secteur assez grand où les bars s'activent, le plus souvent après des poissonnets, d'un spot où les recherchent des proies, généralement benthiques sont plus longues, plus méthodiques et où parfois les carnassiers pratiquent l'affût.

A l’étale de basse mer, les bars se tiennent prêts à remonter dès les prémices des premiers flots. Ce sont d’abord les plus jeunes sujets qui bougent, puis les moyens et pour finir les plus gros qui commencent le périple entre la première et la troisième heure de la montante.

Sur les plages, la remontée se fait d’abord perpendiculairement au rivage, c’est à dire dans le sens des vagues, pour finir parallèlement à la côte, vers la cinquième heure de montante.

En estuaire, les poissons remontent d’un côté du cours d’eau, le plus souvent à droite – à cause de leurs yeux directeurs -. Lors de l’amorce du reflux, ils redescendent de l’autre côté, souvent très vite lorsqu’il y a peu de proies, à regret et en suivant le courant, lorsque les crabes verts sont nombreux.

A la roche, si la profondeur est importante, les bars peuvent stationner plus ou moins longtemps.

D’une manière générale, sur les plages, les marées montantes sont meilleures, exception faite des grèves où se jette un cours d’eau. Là, les deuxième et troisième heures des descendantes réservent parfois d’heureuses surprises.

En estuaire, les deux premières heures du flot peuvent être bonnes, sous réserve de longer les rives et de pêcher avec des leurres ou de se poster relativement haut pour proposer des crabes mous. En eaux saumâtres l’heure d’avant et d’après les étales de pleines et de basses mers sont toujours intéressantes et, aux embouchures, les trois premières heures de jusant ou reflux font souvent la différence.

A la roche, on peut pêcher trois heures avant et trois heures après la pleine mer, sous réserve que le coefficient du jour apporte la hauteur d’eau suffisante pour pratiquer dans de bonnes conditions avec des leurres, à soutenir aux appâts ou aux flotteurs avec des vifs.

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Pour résumer, à choisir préférez une marée montante à une marée descendante, par exemple pour pêcher aux leurres et si les stades de marées tombent mal, utilisez plutôt des appâts que des poissons nageurs pendant les périodes de reflux.

Ne jamais quitter un poste de pêche à l’approche d’une étale, surtout si rien n’a été pris avant. L’étale, période où la mer arrête tout mouvement est courte, environ 20 minutes. Pendant ce laps de temps, il faut insister, c'est-à-dire changer souvent d’appâts ou essayer différents leurres.

Comprendre les marées :
http://marees.free.fr/


La mer monte, les poissons bougent

L’influence de la Température.

La température de l'eau est l'élément déterminant dans le déclenchement des déplacements printaniers et automnaux des bars et donc de leurs répartitions géographiques à ces époques.

La température a également des incidences significatives sur leurs façons se d’alimenter et sur leurs recherches spécifiques de proies.

05° C’est la température de l’eau la plus basse acceptable pour le frai.

08° En-dessous, le bar cesse de s'alimenter et entre en semi-léthargie.

10° C’est la température la plus haute acceptable pour le frai. C’est également celle nécessaire pour un début timide de recherche active de proies et d’appâts sur le fond, du moins dans la partie Nord de sa zone de répartition.

12° C’est la température idéale pour la répartition homogène printanière sur les différents secteurs côtiers, mais les bars chassent toujours sur le fond. C’est également celle qui détermine les pré-rassemblements automnaux. Jusqu’à 12 degrés centigrades, les leurres de surface et peu plongeants sont peu efficients, ce qui laisse la part belle aux poissons nageurs et aux Plugs grands plongeurs, Crankbaits ou autres. C’est également la bonne température pour les pêches avec des appâts posés sur le fond

15° Les bars commencent à remonter chasser sous la surface, ce qui indique le début de la période d’utilisation des Pencils, Sticks Baits et d’une manière générale, de tous les leurres de surface ou Topwaters, mais également celle de certains leurres Souples derrière un Buldo et des appâts ou vifs décollés du fond.

20° Le manque d’oxygène et la chaleur rendent les bars amorphes, ils quittent les eaux peu profondes pour aller chasser dans celles plus fraîches ou plus brassées


Un bar d'été

L'influence des coefficients.

Certains coefs sont meilleurs pour des techniques plutôt que d'autres. Certaines amplitudes excellentes pour quelques appâts, moins pour d'autres.

Surtout si on opère depuis le bord, les < coefs > ont une importance capitale. Peu de techniques sont performantes, à la fois, avec des petites, des moyennes et des grandes amplitudes, les apports d'eau plus ou moins importants vont bouger les poissons ou occasionnent des concentrations sur des secteurs restreints, mais également ils peuvent créer des zones trop calmes, casser la nage de certains leurres, faire déraper les plombs, ramèner les algues vertes ou les goémons de dérive, etc.

Les petits coefficients sont intéressants :
- Pour la pêche au posé des appâts fragiles, crabes mous et autres, en particulier en estuaire, mais ces faibles mouvements d'eau, ce n'est pas vraiment le top pour le surf-casting sur les plages.
- Pour le lancer ramené avec des appâts vivants et pour le mort-manié.
- Pour la prospection avec des leurres souples et la pêche à la Tirette.
- Pour le Wading sur les plages avec une Bulle et des petits leurres souples ou avec des Sticks et / ou des Jerks Baits, etc.

Les coefficients moyens sont valables :
- Pour le surf-casting sur les plages pentues et dans les grandes estuaires.
- Pour le lancer ramené avec des appâts vivants et pour le mort-manié.
- Pour la prospection dans les courants, à la Bombette, avec des leurres souples.
- Pour le lancer itinérant avec des Pencils Baits, des Poppers, des gros Jerks et des Cranks.
- Pour la pêche aux flotteurs avec des poissons comme vifs.
- Pour la pêche à soutenir avec des gros appâts, etc.

Les gros cœfficients sont recommandés :
- Pour le surf-casting à peu près partout. Y compris à reculer avec des gros appâts : Sardines, bibis, etc.
- Pour le lancer de leurres depuis la roche.
- Pour la pêche à soutenir, au plomb perdu, avec des gros appâts, etc.

Chaque taille de coefficient grandissant - marée de rapport - découvre une zone de l'espace intertidale supplémentaire où habitent quelques variétés d'animaux susceptibles d'êtres des proies. Les gros coefficients permettent de s'approvisionner avec un choix très large d'appâts, mieux avec certains très appréciés des poissons, mais souvent peu utilisés par les pêcheurs : Siponcles, ophélies, crépidules, couteaux, myes, etc.

Un annuaire des marées :
http://maree.frbateaux.net/


basse mer d'un gros coefficient

Sympa la pêche de nuit, et la lune dans tout ça ?

Certains et pas toujours des pêcheurs lambdas, vouent à la lune la rancoeur des impuissants.

Pour eux, les nuits de pleine lune ne valent rien pour la pêche. C'est vite dit et ça ne tient pas compte du fait que les poissons doivent manger tous les jours et toutes les nuits, surtout lorsque leurs proies préférées sont noctambules ou lucifuges, comme les crabes, les céphalopodes et certains vers marins.

C'est évident que la lune joue un rôle important dans les nuits des pêcheurs. C'est elle, en particulier, qui provoque les mouvements de marées et fait varier les marnages et les amplitudes, les plus gros coefficients ont lieu 36 heures avant les pleines lunes. Hors au plein des grandes marées, il y a plus de surfaces couvertes que lors des étales de pleines mers des syzygies, qui sont les périodes des mortes-eaux. A l'inverse, au bas d'eau des grandes amplitudes, il y plus de surfaces découvertes, ce qui facilite la recherche d'appâts.

Certains appâts < rares > se trouvent plus facilement, certes, mais la pêche au surf doit subir de légers changements.

par exemple, il faut rechercher de préférence les plages creuses, lancer à distance et s'abstenir de rentrer dans l'eau. Les estuaires riches en crabes, plus nerveux en période de pleine lune, sont à éviter, à moins de vouloir nourrir ces crustacés !

Plutôt qu'un gros plomb, préférez ceux qui ont des formes pour partir loin et n'hésitez pas à utiliser des systèmes avec Baitclips ou accroches hameçons permettant de se servir de traînards de 1,50 mètre et plus.

Le choix de l'éclairage est importante, la lune éclaire assez pour la plupart des opération de pêche et seuls les changements d'esches demandent un éclairage discret, jamais dirigé vers la mer.

Il faut se rabattre sur les appâts qui ont le plus d'odeurs. Ils doivent être frais et de taille, afin de tromper la méfiance des poissons. Lors des nuits de pleine lune, ils sont sur le qui-vive et sont particulièrement suspicieux, mais une grosse bouchée bien fraîche réveille bien des appétits.

Les leurres ne doivent pas se balader à certaines hauteurs, mais plutôt à d’autres, pourquoi ?

Dans peu d'eau, les prédateurs circulent sur le fond ou s'y cachent. Les leurres de surface et ceux qui nagent dans la peau de l'eau ou juste sous la surface ont recommandés. Les coloris brillants sur les flancs et le dos qui accrochent la lumière et ceux sombres sur le ventre, pour un meilleur découpage sur la surface, éclairée par les rayons de la lune, sont toujours les meilleurs.

Lorsque la profondeur est assez importante, il faut s'en remettre à tous les leurres bruiteurs, en particulier les Cranks Baits classiques et les Lipless sans bavettes ou Vibrations. Certes la lune éclaire, mais c'est sans comparaison avec le soleil et en-dessous de 1 ou 2 mètres de profondeur, la visibilité dans l'eau, de nuit, est nulle.


Le soir tombe, la nuit sera belle

Dossier Bar - Mise à jour
20/12/05